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L'effet de Serre

Des changements climatiques importants semblent se préciser suite à l'effet de serre. Vous trouverez les dernières nouvelles ainsi que des liens pour mieux comprendre ce phénomène.



Dernières nouvelles :

(30-01-2002) Risque de pluies diluviennes à cause de l'effet de serre

L'effet de serre pourrait se traduire dans les cent ans qui viennent par un risque accru -jusqu'à cinq fois supérieur à aujourd'hui- de pluies intenses l'hiver en Europe, et en été sur l'Asie des moussons, affirme une étude à paraître jeudi dans le magazine britannique Nature.
Tim Palmer, du Centre européen d'étude sur le climat de Reading (GB) et Jouni Räisänen du centre suédois Rossby Centre ont appliqué une méthode statistique à 19 modèles climatiques.
Cette méthode, qui retient les épisodes de pluies exceptionnelles au-delà d'un "seuil de danger", rend mieux compte de phénomènes extrêmes que les moyennes de précipitations qui "lissent" les extrêmes, soulignent les auteurs.
Leur approche est complémentaire des études conduites par les chercheurs du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'étude du climat (IPCC). L'IPCC table sur une hausse moyenne des températures comprise entre 1,4 à 5,8 degrés en moyenne sur le siècle, et une pluviosité accrue au nord de l'Europe.
Selon l'étude coordonnée par Tim Palmer, le changement climatique aura pour effet de multiplier par cinq la probabilité d'hivers exceptionnellement pluvieux en Europe du nord et en Europe centrale. Concrètement, un hiver pluvieux qui s'est produit au 20e siècle tous les 50 ans statistiquement (soit une probabilité de 2% par an) pourrait revenir au 21e siècle tous les dix ans, voire tous les huit ans sur de grandes parties d'Europe du nord et du centre.
C'est au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, au Danemark et dans le nord de l'Allemagne que la probabilité d'événements exceptionnels s'accroît le plus. Dans le sud de la France, le probabilité double de 2% à 4%, soit un fort épisode pluvieux tous les 25 ans.
La probabilité de pluies exceptionnelles en Asie dans la région des moussons est également multipliée par 5. Le Bangladesh, déjà menacé par la montée probable du niveau de la mer, risque des inondations dévastatrices, du fait de pluies trois fois plus fréquentes qu'aujourd'hui.
Ce type d'étude peut éclairer les autorités dans des décisions d'investissements lourds (prévention des inondations, infrastructures), face à des événements rares tels que les inondations, mais très coûteux pour la collectivité.
En France, après un hiver et un printemps 2001 très arrosés, les sols sont saturés d'eau et les premières pluies intenses risquent d'entraîner de nouvelles inondations dans la Somme, mais aussi dans l'Est et à Paris.

(13/01/02) Le rafraîchissement des étés appauvrit la vie en Antarctique

PARIS - Depuis une trentaine d'années, alors qu'on s'inquiète d'un réchauffement général du climat terrestre, les étés en Antarctique sont de plus en plus frais, y provoquant un appauvrissement "significatif" de la vie, selon une étude de chercheurs américains à paraître lundi sur le site de la revue britannique "Nature".

En s'intéressant à la vallée sèche de Mc Murdo, une équipe scientifique conduite par Peter Doran, de l'Université d'Illinois à Chicago, a relevé que la diminution constante des températures mesurées à l'aide de stations météorologiques automatiques s'est accompagnée, lors de cette étude menée entre 1986 et 2000, d'une nette baisse de l'activité biologique.
Les vallées sèches sont de véritables déserts paradoxalement dépourvus de toute glace, à l'intérieur du continent glacé, avec quelques lacs salins alimentés par des cours d'eau éphémères issus de la fonte des glaciers environnants.
La vie y est extrêmement pauvre, inutile d'y chercher le moindre manchot ou phoque, car les oiseaux comme les mammifères ne s'éloignent jamais des côtes. La faune de ces vallées se limite à des populations microbiennes et à un certain nombre d'invertébrés dont les plus gros représentants sont les tardigrades (étranges acariens de 0,1 à 1 mm capables de survivre dans des conditions de sécheresse extrême) et des vers effilés, les nématodes.
Dans la vallée de Mc Murdo, en dix ans, les températures mesurées au sol ont diminué de 0,7 degrés celsius et le refroidissement est sensible surtout pendant l'été austral (entre décembre et février) et en automne (mars à mai), précisent les chercheurs.
Le rafraîchissement a particulièrement touché les écosystèmes situés à l'interface entre glace et eau et a surtout entraîné un déclin de la population de l'espèce dominante de nématodes (Scottema lindsayae), qui perd 10 % de ses effectifs par an. En outre, la "production primaire" des lacs (absorption de dioxyde de carbone dans des composés organiques) a elle aussi baissé de 6 et 9 % par an.
Cette étude ne signifie pas pour autant que le climat de la Terre ne connaît pas une tendance au réchauffement global. "L'Antarctique, souligne Peter Doran, interrogé par l'AFP, est climatiquement isolé du reste de la planète par le courant circum-antarctique de l'océan Austral, qui maintient le continent si froid."
"Beaucoup de gens disent que l'Antarctique a déjà commencé à fondre, mais ce n'est clairement pas le cas", insiste-t-il.
Pour le chercheur américain, cette erreur vient du fait que la moyenne des températures a été calculée à partir des données provenant des stations météorologiques situées sur la péninsule antarctique, qui sont très nombreuses tout simplement parce que cette petite terre est facile d'accès depuis l'Amérique du Sud, toute proche. Là, note Peter Doran, un réchauffement est effectivement perceptible, mais n'a aucun lien avec le reste du continent.

(19/06/01) Un bilan controversé pour le programme national français.

PARIS - En bonne voie pour le gouvernement français, presque au point mort pour les écologistes, le Programme national de lutte contre le changement climatique (PNLCC) a fait l'objet mardi à Paris d'un premier bilan, près d'un an et demi après son adoption.
Les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la France en 2000 auront été inférieures de 3 à 4% à celles de 1990, a annoncé mardi la ministre de l'Environnement Dominique Voynet, en ouvrant la Première conférence de bilan du PNLCC.
"La France respectera l'engagement" de stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre au niveau de 1990, a souligné Mme Voynet, qui a rappelé que "sur la décennie passée, les émissions auront augmenté de plus de 15% dans plusieurs pays et notamment les Etats-Unis".
Selon une répartition interne de l'objectif assigné à l'UE par le protocole de Kyoto (moins 8%), la France doit seulement stabiliser ses émissions de GES en 2010 au niveau de 1990.
Le "bon" chiffre français, encore provisoire, prend en compte les "puits de carbone", c'est à dire la captation du gaz carbonique par les forêts et les terres agricoles.
En dehors de ces "puits", dont l'impact est encore contesté, les émissions françaises seraient stables, voire en légère baisse de 1% entre 1990 et 2000, selon la Mission intergouvernementale sur l'effet de serre (MIES).
Ce résultat français est dû essentiellement à des facteurs conjoncturels, récession du milieu de la décennie et hausse du prix du pétrole, selon une étude du cabinet privé Enerdata, tandis que le PNLCC anticipe, sans contre-mesures, une envolée de 20% des émissions dans la décennie actuelle.
La ministre de l'Environnement a elle-même appelé le gouvernement à prendre "rapidement de nouvelles décisions" en faveur de la lutte contre l'effet de serre. "Il y a des mesures qui n'ont pas été mises en place aussi rapidement que je l'aurais souhaité", a-t-elle regretté.
La mesure principale du PNLCC, l'introduction d'une "taxation du carbone" qui aurait frappé la consommation d'énergie des entreprises et des ménages en fonction de leur degré de pollution, et à laquelle était opposé le ministre socialiste de l'Economie Laurent Fabius, n'a pas encore été mise en application.
Selon les grandes associations écologistes regroupées dans le Réseau Action Climat (RAC), "la France doit enfin transformer ses discours en actes en mettant en oeuvre et en renforçant le PNLCC au plus vite".
"Pour être crédible dans les discussions internationales, il faut aussi être exemplaire et responsable chez soi", ont-ils ajouté.
De son côté, le quotidien de gauche Libération estime mardi que les émissions de gaz carbonique "continuent de plus belle. En France comme ailleurs".
"Rien ne sert de donner des leçons aux champions du monde de la pollution que sont les Américains, quand on prend le risque d'être soi-même, faute de volonté politique et de moyens mis en oeuvre, fort loin, en 2010, du compte des émissions de C02 (ou gaz carbonique, l'un des six gaz à effet de serre, ndlr) qu'on s'est engagé à limiter" à Kyoto, poursuit-il.
Le PNLCC, adopté le 19 janvier 2000, est destiné à permettre à la France de se mettre en conformité avec le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, qu'elle dit vouloir respecter, comme ses partenaires de l'UE, malgré le rejet de l'accord en mars par le président américain George W. Bush.

(22/01/01) SHANGHAI : la communauté scientifique mondiale lance un cri d'alarme.

La communauté scientifique mondiale a lancé lundi à Shanghaï un cri d'alarme devant l'accélération du réchauffement climatique, alors que les gouvernements ne parviennent pas à se mettre d'accord sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le réchauffement climatique est plus grave que ne le pensaient les spécialistes et ses effets seront ressentis pendant des siècles, a averti le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) mis en place par l'ONU, dans un rapport très attendu.

"Le consensus scientifique présenté dans ce rapport exhaustif sur les changements climatiques provoqués par l'homme doit être un signal d'alarme dans toutes les capitales", a estimé le directeur exécutif du Programme des Nations unies sur l'environnement (Pnue), Klaus Topfer, dans une déclaration publiée à Shanghaï. M. Topfer a appelé les gouvernements et les industriels à "prendre des mesures audacieuses en faveur des énergies propres" et à se préparer à la montée des mers et à des changements dans les normes des précipitations.

Le GIEC, qui a rassemblé pendant trois ans dans le monde entier les meilleures données scientifiques sur le phénomène, estime que la température de la Terre va augmenter de 1,4 à 5 degrés au cours du siècle. Dans le même temps, le niveau des mers progressera de 0,09 à 0,88 m, a déclaré R.J. Watson, le président du GIEC, lors d'une conférence de presse. Même si ces changements peuvent sembler minimes, ils sont suffisants pour détruire certains écosystèmes comme les barrières de corail menacées de mort si la température de la mer augmente d'un seul degré.

Certains archipels plats, comme les Maldives, sont menacés d'engloutissement, a indiqué M. Watson. Des dérèglements climatiques, comme le phénomène El Nino constaté dans le Pacifique à la fin des années 1990, seront plus fréquents. Des régions entières risquent de passer brutalement de la sécheresse aux inondations, pénalisant l'agriculture dans les régions tropicales déjà touchées par la famine.

"Les inondations risquent de déplacer des dizaines de milliers de gens en Inde, en Chine ou au Bangladesh", selon M. Watson. Durant le siècle écoulé, les températures ont déjà augmenté de façon considérable, les années 1990 s'avérant les plus chaudes du siècle, particulièrement l'année 1998, la plus chaude depuis 1861.

Le XXe siècle a également été le plus chaud du millénaire. Depuis la fin des années 1960, la couverture neigeuse mondiale a décru d'environ 10%. Les glaciers de montagne sont en "retraite généralisée" et les vagues de froid hivernales dans une grande moitié septentrionale de l'hémisphère nord durent deux semaines de moins qu'il y a 100 ans. "Il est de plus en plus établi que la hausse des températures découle directement de l'activité humaine", a estimé M. Watson.

La concentration d'oxyde de carbone dans l'atmosphère a augmenté de 31% depuis depuis 1750, une hausse sans précédent depuis 20.000 ans. La concentration actuelle, provoquée par le brûlage d'hydrocarbures et par le déboisement, est la plus élevée depuis 20 millions d'années. La publication du rapport du GIEC survient alors que les gouvernements ne sont pas parvenus à se mettre d'accord en novembre dernier à la Haye sur un plan de lutte mondial contre le réchauffement de l'atmosphère.

Les mesures coercitives préconisées par l'Union européenne se sont heurtées à l'hostilité des Etats-Unis envers l'application du protocole de Kyoto (1997) sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le nouveau président américain, George W. Bush, dont la famille cultive de longue date des liens étroits avec l'industrie du pétrole, a déjà fait savoir son opposition au protocole de Kyoto.

 
Liens sur le sujet

La mission interministérielle de l'effet de serre.

Le changement climatique, par le gouvernement du Québec.

L'effet de serre de la Biosphère, de J. Grinevald.

L'évolution des climats : l'effet de serre par voutay.

Les mécanismes climatiques : l'équilbre de la nature en question par
R. Kandel et D. Elsom.

Article sur les bifurcations climatiques par Guillaume Duveau

 
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